👶🎨 Jason Pollock : l’enfant qui bavait déjà en gouttes abstraites
Quand bébé dit « blop », l’art moderne répond « chef-d’œuvre »
Le 28 janvier 1912, un frisson artistique parcourt le berceau de Cody, Wyoming. Ce n’est pas un pet, mais la naissance de Jason Pollock (oui oui, Jason, pas Jackson, on vous voit venir les puristes). À peine né, le bambin aurait déjà taché sa première couche… non pas d’un incident digestif, mais de peinture acrylique.
“On a cru à une allergie au lait. En fait, il testait les textures”, confiera plus tard la sage-femme, aujourd’hui conservée dans la résine.
Une précocité picturale à s’en renverser le biberon
À trois semaines, Jason renverse son premier pot de peinture sur le chien de la famille. À deux mois, il invente la « lèche de pinceau inversée », une technique expérimentale qui consiste à peindre avec la langue sur le mur en pleurant. À six mois, il hurle à chaque fois qu’on lui propose des coloriages dans les lignes.
“Il avait déjà ce regard perdu de mec qui sent que le figuratif, c’est pour les faibles”, explique un cousin germain jamais revu depuis un dîner de famille de 1933.
Son premier mot ? “Gouache”. Son deuxième ? “Expressionnisme”.
L’école maternelle, une étape trop figurative
Exclu à 4 ans de la crèche “Petit Pinceau” pour avoir transformé la salle de sieste en happening immersif tachiste, Jason ne baisse pas les bras. Il commence à peindre sur tout : nappes, murs, compotes, baby-sitters. Son doudou devient un pinceau vivant. Le frigo ? Une fresque mouvante.
“Il y avait des éclaboussures jusqu’au plafond. Même notre poisson rouge a changé de style”, se souvient sa mère, peinte en bleu Klein pendant deux ans sans s’en rendre compte.
Le « dripping » avant le biberon
Pollock ne peignait pas, il giclait de l’âme. Sa méthode ? Renverser des pots, marcher dedans, et rire d’un rire intérieur très profond, façon Vincent Mac Doom contemplant une œuvre de Banksy sous acide. Sa salle de jeux ressemblait à un mélange entre un atelier d’artiste new-yorkais et un épisode perdu de « C’est pas sorcier », version sous champignons hallucinogènes.
Dans son carnet de santé, on peut lire :
| Mois | Événement artistique |
|---|---|
| 1 mois | Biberon dans l’œil gauche = performance live |
| 3 mois | Projection de purée sur nappe blanche = manifeste anti-stérilité chromatique |
| 5 mois | Crise de larmes sur toile = début de la période bleue… puis verte… puis marron… |
Un destin déjà tâché
Bien avant d’être la coqueluche des galeries, Jason savait que le monde avait besoin d’un art qui dégouline. Il n’était pas là pour faire joli, il était là pour éclabousser la vie.
“Ce bébé ne pleure pas, il compose”, aurait affirmé un critique d’art en découvrant un Pollock de 4 mois dans sa chaise haute.
En vrai
Qui était Jackson Pollock ?
Né le 28 janvier 1912 (et non « Jason », clin d’œil à la parodie), Jackson Pollock est un peintre américain majeur du mouvement expressionniste abstrait, célèbre pour sa technique du « dripping » : il faisait couler, projeter et éclabousser la peinture sur ses toiles posées au sol, rompant ainsi avec la tradition du chevalet.
Formé à New York, influencé par les muralistes mexicains et le surréalisme, Pollock devient une icône de l’avant-garde américaine après la Seconde Guerre mondiale. Il obtient une reconnaissance mondiale dès la fin des années 1940, notamment grâce au soutien du galeriste Peggy Guggenheim.
Pollock meurt prématurément en 1956, à 44 ans, dans un accident de voiture. Malgré sa courte carrière, il laisse une œuvre monumentale et radicale, qui influence encore aujourd’hui le monde de l’art contemporain. Loin d’être le fruit du hasard, son style chaotique était en fait très maîtrisé, basé sur des mouvements du corps presque chorégraphiques, captant une forme de subconscient gestuel.